Je finis par accepter
Je suis une femme en couple, dans une relation stable et non libertine.
Depuis des années, mon mari me parle de son désir de candaulisme. Jusqu'ici, j'ai toujours fermé cette porte, sans réellement comprendre ce qu'il cherchait. Cela m'a même souvent blessée : j'avais le sentiment que le fait de lui réserver mon corps, mon intimité et ma pudeur ne lui suffisait plus.
Avec le temps, j'ai essayé d'écouter autrement ce qu'il exprimait, au-delà du choc ou de la jalousie. J'ai compris que ce n'était pas un rejet de moi, mais une fantasmatisation autour du regard, du désir de l'autre et du partage symbolique de ce désir.
Aujourd'hui, j'ai décidé d'accepter de faire un pas dans cette direction — mais à mes conditions.
Je ne veux pas d'une dérive floue ni d'un passage à l'acte improvisé. J'ai besoin d'un scénario cadré, réfléchi, sécurisant, où je garde le contrôle de ce que je donne et de ce que je montre.
Je sais aussi que je ne pourrais pas le faire sous son regard direct. L'idée qu'il soit présent me bloque profondément : j'aurais besoin de distance, de protection, d'un espace où je reste sujet et non objet.
Ce n'est pas une transgression légère pour moi. C'est une décision lourde, intime, qui touche à ma pudeur, à mon identité de femme et à la manière dont je vis le couple. Si je le fais, ce sera dans un cadre que j'aurai choisi, pensé et accepté pleinement.