La bouchère "une découverte"
"Languedoc, Alès – Rendez-vous commercial"
Après mon service militaire fait à l'âge de vingt-trois ans comme sursitaire, je rejoins un copain d'enfance comme commercial dans une entreprise de caisse enregistreuse sur ladite région susnommée.
Au gré de mes visites, je rentre dans une boucherie-charcuterie pour proposer mes services. Tenue par un couple (la cinquantaine), lui occupé au service des clients avec ses assistants et elle à la caisse.
Lui : Marco, le bon boucher, bien de chez nous, bedonnant, rougeaud et truculent, elle : Suzette (Suz pour les intimes), une silhouette aux formes avenantes, un tant soit peu gironde. Je me dis qu'ils avaient l'air bien assortis.
La difficulté : obtenir un rendez-vous pour une démonstration. Après un exposé rapide, lui en accepte le principe et me demande de revenir le lendemain vers midi à la fermeture, pour le déjeuner, car ils ne sont pas ouverts l'après-midi. À table, je leur expliquai l'intérêt de cette acquisition. Lui semblait convaincu ; elle, un peu plus circonspecte. Je me dis qu'il va falloir la travailler au corps !
Pour la démonstration, il me dit :
— Je vous laisse voir cela avec ma femme, car c'est elle qui est à la caisse. Moi, j'ai un rendez-vous avec un paysan pour l'achat de deux génisses.
La démonstration :
Assis chaise contre chaise devant la machine, j'entrepris sa mise en route et commençai mon baratin. Je fus surpris par les fragrances de Suz, un doux mélange de patchouli et de sueur. Sa tenue : une blouse aux genoux, boutonnée de la poitrine à mi-cuisse, des jambes nues et un décolleté sympa dû à la chaleur de l'été.
De point en point, je tentai de rendre la démonstration attractive. Suz répétait chacune des manipulations après moi. Je lui dis :
— Est-ce clair ?
— Oui, répondit-elle.
Inutile de vous dire que nos corps étaient presque l'un contre l'autre, dans le croisement de nos bras et mains sur le clavier. Ses contacts avaient fini par créer une sorte de – comment dirais-je ? – connivence. Essayant de lui faire du charme, je finis par découvrir qu'elle avait peur de ne pouvoir continuer ses petites manigances. Sur mon insistance, elle me confia « mettre de côté chaque jour sa petite commission ».
— Oh, pas grand-chose : me dit-elle en rougissant.
Elle avait ainsi un petit pécule pour se faire plaisir sans en faire référence à Marco.
— Je vous assure que cela restera entre nous, et je vais vous montrer la manipulation pour la soustraire des résultats du jour, fis-je avec un clin d'oeil et un sourire charmeur.
Une détente se manifesta chez elle et la mit à l'aise. Je sentis son genou contre le mien. Tiens, tiens, serait-elle un peu coquine ? pensai-je.
— Continuez, et reprenez le clavier ! insistai-je.
Ma main se posa sur son genou, pas de réaction, mais un regard des plus coquins dans ses yeux. J'entrepris une reptation vers l'intérieur de sa cuisse, son genou ne fit qu'accentuer la pression sur le mien, ouvrant ainsi ses jambes, comme une invitation à continuer. Inutile de dire que la démonstration devint une découverte des plus charmante.
— Oh, oh, jeune homme, vous êtes un coquin ! me souffla-t-elle dans l'oreille en se penchant.
— Oh, Suz, le velouté de votre peau me transmet des frissons des plus enchanteurs.
En me mordillant l'oreille, elle glissa une main dans ma chemise entrouverte. D'elle ou de moi, quel serait le plus entreprenant ? Un combat se joua entre nous. Ma main glissa à l'intérieur de la cuisse sur cette partie fortement érogène. Lâchant un râle, elle s'avança sur le bord de sa chaise, ouvrant alors en grand son entrejambe après avoir déboutonné les boutons du bas de sa blouse.
Elle continua de me souffler dans le cou et me mordiller le lobe de l'oreille. Sa main prit le chemin de ma ceinture et glissa sur mon pantalon.
— Oui, continue, continue vers ma chatte, j'adore, j'adore être caressée comme cela !
Inutile de vous dire que j'obtempérai avec délicatesse. Sa chatte était hyper sensible, en feu, si j'en juge par son humidité. Je constatai qu'elle avait une culotte fendue qui laissait le loisir de batifoler dans son gazon fourni. Suz, elle, s'attaquait déjà à mon entrejambe qu'elle massa avec vigueur ; et résultat : une bandaison tant son traitement était efficace. En un tour de main, elle ouvrit ma braguette et laissa flamboyer à l'extérieur l'objet de son désir. Ma main écartant cette culotte si particulière, j'entrepris une caresse de ses lèvres, utilisant cette fente fort à propos. J'écartai la chaise pour pouvoir venir en face d'elle et me positionnai à genoux, à la découverte de cet entrejambe couvert et ouvert à la fois.
— Oh, coquin, tu es un vrai petit cochon, comme dirait Marco !
— Il est coquin aussi ? lui posai-je comme question.
— Mmh, je suis curieuse de savoir ce qu'il fait quand il me dit qu'il va battre la campagne à la recherche de génisses. Je me demande s'il n'en profite pas pour culbuter une de ces poules (fermière) de basses-cours, en riant.
Me penchant en avant, j'allai vers le centre des plaisirs, suivant ma main qui avait entrepris une caresse à fleurs mouchetées sur cette vulve, passant des lèvres au clitoris et vice-versa.
— En quelque sorte, tu en profites pour te faire plaisir ?
— Oui, car quand il rentre sans avoir palpé et découvert une génisse, je suis bonne pour passer à la casserole. Et il me tient bien par la queue.
À ces propos, j'en perdis un peu de mon jeu de main et éclatai de rire. M'attrapant par les cheveux, elle me tira vers elle, en me disant :
— Allez, mon petit cochon, mets-moi ton groin dans ma fourche, oui, comme cela. J'adore me faire bouillir le chaudron !
Je ne pus qu'obtempérer en rigolant pour son franc-parler. Mon nez buta sur son pubis, ma langue se fit lente sur ses lèvres suintantes et je découvris ce parfum particulier de femme en attente du plaisir. Ma langue se fit insidieuse, légère et profonde, déclenchant des soupirs et râles aux souffles rauques. Avec délicatesse, je vins suçoter son bouton… Ses gémissements me prouvèrent que j'étais sur le bon chemin. Ses mains couraient sur sa poitrine, la malaxant et ouvrant les boutons du haut.
Suz sortit à moitié ses mamelles de son balconnet et entreprit de caresser et pincer ses tétons dressés. Je constatai une humidité particulièrement abondante et une respiration de plus en plus jouissive. Sa poitrine se souleva d'un coup dans un spam orgasmique.
— Ah, tu m'as fait partir, mon cochon !
Me tirant par les épaules, elle me mit debout et écarta mon pantalon pour le faire glisser sur mes jambes, suivi par mon caleçon.
— Ah, mon petit cochonnet, à moi de rendre la monnaie !
— Voilà bien le langage de la caissière, dis-je.
On éclata de rire.
Elle enfourna ma saucisse avec une délectation de bouffeuse, comme si elle avait jeûné des jours. Ne voulant pas céder trop vite, je la pris par les tétons et la fis se mettre debout pour la coucher sur le billot de boucher. La tête sur la partie creuse due à l'usure des coups de hachoir, mettant ainsi sa tête à la hauteur de mon saucisson qu'elle n'avait pas lâché. Elle me reprit en bouche avec voracité.
Ainsi, je pus reprendre mes caresses, d'abord sur sa poitrine, titillant les pointes des seins à les faire se tendre. Puis une de mes mains partit à la recherche de son téton du bas, tout aussi dressé.
— Oh, cochonne, tu en veux encore ?
— Hum, hum, geignit-elle, tout occupée à me faire reluire.
En lui frottant son bouton, j'entrai délicatement dans le centre des plaisirs. De concert, nous nous installions dans cette montée des sens… Son aspiration m'enveloppait de plus en plus loin, jusqu'à en perdre haleine.
Mes doigts ne mirent pas longtemps à presser son clitoris qui, à peine effleuré, lui fit faire un arc-boutant, puis elle laissa retomber ses fesses lourdement sur le billot. Fort intrigué par cette réaction à la limite de l'exagération, je recommençai plusieurs fois pour obtenir le même résultat, avec chaque fois un temps un peu plus long en l'air et un souffle de plus en plus court et irrégulier. Puis j'en aventurai deux autres dans le « saint doux », entrouvrant avec précaution les lèvres qui brillaient de mille gouttelettes de plaisir, et allai débusquer sa zone encore plus sensible, son point névralgique. Le caressant avec une extrême douceur, je sentis une boule qui grossissait petit à petit. Suz avait de plus en plus de mal à garder le contrôle de la situation, se manifestant par des à-coups sur ma queue et des râles gutturaux.
Mes doigts poursuivirent indubitablement leur jeu de sape, quand tout à coup Suz poussa un cri tout en me broyant la main sous la puissance de ses muscles des cuisses avant de s'ouvrir largement et relâcher un jet puissant qui alla tremper le bout du billot. Elle retomba à la limite de la pâmoison !
Je fus complètement surpris par cet instant, me demandant si je n'avais pas poussé trop loin. Après un long moment de répit et calme, Suz me susurra, dans un moment de conscience :
— Merci, tu m'as mise dans une intensité de plaisir que j'ai rarement connue, tu vois, je suis une femme-fontaine.
— Une femme-fontaine ! Quelle découverte !
Puis, le souffle retombant, elle murmura :
— J'en peux plus… mais viens !
J'entendis sa supplique. Tendrement, je la tirai sur le bord du billot, remontai ses mollets et, délicatement, me présentai dans son nid trempé et incandescent. Nous fîmes l'amour plus doucement, en prenant le temps de retrouver nos esprits.
Suz se redressa, les traits cernés, mais ses yeux toujours rieurs me contemplaient.
— Tu es l'un des rares mecs avec qui je me suis laissée aller…
— J'ai vu… mais j'ai adoré…
— Ah ! Tu ne trouves pas ça dégoûtant ?
— Ben… non… quelle idée… !
— En plus regarde le billot, il est trempé…
— Et alors ? C'est quoi le problème ?
Elle éclata de rire.
— Le Marco, je ne vais pas lui dire !
— Je suis désolé… Pardonne-moi, lui dis-je.
Après avoir remis de l'ordre dans nos tenues, nous terminâmes la démonstration. Elle me confia vouloir acquérir la caisse enregistreuse. Je lui préparai le bon de commande à faire signer par son Marco. Elle m'embrassa et me dit :
— Tu viendras faire la mise en route à la livraison ?
— À coup sûr, ma belle cochonne.
Ce fut une autre histoire que je reprendrai sûrement.