Quand l’amant prend la place du mari
Elle m'avait écrit quelques jours plus tôt.
Femme mariée, plus âgée, claire sur son fantasme :
elle voulait un jeune homme noir, sûr de lui, pour venir chez elle, dans le lit conjugal, réaliser ce qu'elle n'osait plus demander à son mari.
Lui était en déplacement, loin. Elle, restée avec ses envies.
Le jour J, je suis arrivé devant son immeuble avec ce petit mélange d'excitation et de maîtrise que je connais bien.
Elle m'avait simplement écrit : « Porte ouverte. Entre. »
J'ai poussé la porte.
Elle était là, dans l'entrée, comme si elle m'attendait depuis des heures.
Talons, lingerie noire, un déshabillé à peine noué, le regard brillant d'un mélange de timidité et de provocation. Une femme mariée, assumée, qui avait décidé ce soir-là de franchir une ligne.
— Tu es à l'heure…, a-t-elle soufflé, un sourire nerveux au coin des lèvres.
Je n'ai pas répondu tout de suite. Je me suis juste approché, lentement, laissant mes yeux faire le tour de son corps, sans me cacher. Elle a baissé le regard, presque gênée… et c'est là que j'ai senti sa soumission douce prendre toute la place.
— Tourne-toi.
Elle a obéi.
— Ferme la porte derrière moi.
Elle l'a fait, en silence.
Le parfum de sa peau, la chaleur de son corps à quelques centimètres du mien, le calme de l'appartement… tout rappelait qu'on n'était pas dans une chambre d'hôtel anonyme, mais bien chez eux, dans leur cocon de couple.
Et pourtant, ce soir, elle m'avait invité, moi.
— C'est ici que tu dors avec lui ? ai-je demandé en avançant vers la chambre.
Elle a hoché la tête, un peu troublée.
Le lit conjugal était impeccablement fait, comme si tout devait rester “propre” en apparence. Elle, par contre, vibrait déjà, partagée entre la culpabilité excitante et la délivrance qu'elle cherchait.
Je me suis assis sur le bord du lit, sans la quitter des yeux.
— Viens là.
Elle s'est approchée, docile, ses talons claquant légèrement sur le parquet. Elle savait pourquoi elle m'avait ouvert la porte. Elle savait aussi que ce n'était pas pour discuter de la météo.
Je l'ai attirée entre mes jambes, mes mains se posant sur ses hanches, la faisant légèrement basculer vers moi. Son souffle s'est accéléré sans même que je la touche vraiment.
Elle avait besoin de ça : se sentir guidée, tenue, décidée par quelqu'un d'autre.
— C'est ça que tu voulais… un jeune amant, ici, dans votre lit, pendant qu'il est loin ?
Elle a fermé les yeux, comme si mes mots seuls suffisaient à la faire vaciller.
La tension est montée très vite. Les baisers se sont faits plus pressants, ses mains plus avides, son corps plus franc dans sa façon de venir chercher le contact.
Ce n'était plus juste une “femme mariée”.
C'était une femme qui, ce soir-là, assumait pleinement d'être désirable, de se laisser guider, de lâcher ce qu'elle retenait depuis trop longtemps.
À chaque fois que son regard croisait le mien, je voyais ce mélange de honte délicieuse et de fierté.
Honte, parce qu'elle savait où elle était, dans quel lit.
Fierté, parce qu'elle se savait choisie, prise, désirée par un homme plus jeune, plus dominant, qui assumait de la faire s'abandonner.
Le reste, c'est ce que nos corps ont raconté à notre place.
Elle m'a montré jusqu'où elle pouvait aller quand elle se sentait en sécurité.
Je lui ai montré ce que c'était qu'un amant qui prend réellement les choses en main, sans détour, mais avec contrôle.
Le lit conjugal, cette nuit-là, a cessé d'être juste le symbole d'une routine de couple. Il est devenu le décor de son fantasme réalisé.
Quand tout s'est apaisé, elle est restée allongée un moment, les yeux fixés au plafond, un sourire discret sur les lèvres.
— Tu sais que je ne verrai plus ce lit pareil… m'a-t-elle murmuré.
Je me suis redressé, j'ai remis ma chemise, j'ai posé un baiser sur son front, comme pour signer la scène.
— C'était le but.
Je suis reparti comme j'étais venu, laissant derrière moi une femme mariée, plus âgée, mais soudainement plus vivante, plus légère… et un lit qui, désormais, racontait une autre histoire à chaque fois qu'elle s'y allongeait.
Un fantasme de candaulisme réalisé… même si son mari, lui, n'en savait encore rien.
Étalon Black 🐎🌹